La Consommation


La consommation n’est pas le mauvais petit canard qu’on a souvent à l’esprit. Consommer est en effet un besoin naturel, souvent nécessaire pour notre subsistance. Il nous est vital de consommer certaines choses, à commencer par l’oxygène, l’eau, la nourriture… Nous devons également nous vêtir et par extension nous loger pour dormir.

Cependant, aujourd’hui la consommation est porteuse de nombreuses définitions / symboles et semble aller bien au delà de ce sens premier.


Qu’est-ce que la consommation ?

Consommer, consommation, consommateur sont des termes souvent confondus avec consumer et consumérisme (américanisme de consumer et consommer). Toutes ces notions sont synonymes entre elles.

La consommation est également souvent employée au travers de néologismes comme : super-consommation, sur-consommation, sur-abondance, sur-dimensionner, sur-qualifier, sur-équiper, sur-chauffer…

Nous l’avons vu en intro, la consommation dans le dictionnaire (Merci Larousse) est l’action de consommer quelque chose pour un besoin, comme un aliment, une boisson, un produit, une matière, une source d’énergie …

Selon la Comptabilité Nationale : La consommation correspond au niveau national à la quantité des biens et services utilisés qui concourent à la satisfaction directe des besoins individuels et collectifs.

En parallèle, aujourd’hui, lorsque l’on parle de consommation d’un point de vue sociologique , la consommation est définie comme un acte essentiel de la vie en société, particulièrement dans le contexte de la société de consommation.

En sociologie la consommation est étudiée sous un angle éventuellement non financier, en étudiant notamment : les motivations de la consommation, les influences, l’usage des biens et services consommés, leurs rôles symboliques.


De la consommation à l’accumulation

Au regard de la définition factuelle, on distingue deux types de produits: Les services et les biens.

Un service est une prestation qui consiste en « la mise à disposition d’une capacité technique ou intellectuelle » ou en « la fourniture d’un travail directement utile pour l’usager, sans transformation de matière ». Un service est intangible.

A l’opposer, un bien est une chose tangible, utilisable pour combler un besoin fondamental ou un désir.

Nous allons concentrer notre attention sur les biens car ce sont eux qui sont les plus destructeurs de matières premières et la pire des propriétés d’un bien, c’est qu’il est généralement facile à accumuler !


L’accumulateur précoce : dépense plus vite qu’il ne réfléchit !

Les biens peuvent être classés dans deux catégories :

  • Les indispensables
  • Les superflus

En soi, notre problème principal vient de la seconde catégorie.

Si consommer et stocker (modérément) des besoins fondamentaux sont nécessaire, dès lors que nous accumulons des choses superflues, nous augmentons les besoins en production (inutilement) et nous accélérons le cercle vicieux de la machine économique ! Donc, la consommation n’est pas mauvaise en soi. Toutefois, elle devient un problème quand elle se confond avec l’accumulation.

Pour s’empêcher d’accumuler des choses futiles, il convient surtout, avant chaque achat, de se poser à soi-même la question à 100 milliards :

En ai-je réellement besoin ?

Cette interrogation est la première étape qui vous servira à ne pas tomber dans l’excès. Bien entendu, il en existe d’autre !


L’excès de consommation

Les excès de consommation ont donné naissance à ce que l’on appelle couramment : la société de consommation.

Une société est dite de consommation lorsque les consommateurs sont incités à consommer régulièrement et abondance (des biens et des services).

Est-ce que l’on regarde ce qui est consommé ?

Non.

Est-ce que la société va vous inciter à acheter tout et n’importe quoi par tous les moyens ?

Oui.

Pourquoi ?

Car la seule raison d’être d’une société de consommation, c’est de faire consommer en abondance tout et n’importe quoi.

La société de consommation est la conséquence même du capitalisme, qui exige un besoin de croissance économique permanent et continu.


La consommation, une affaire de besoins !

Consommer est une affaire personnelle, enfin c’est ce que nous croyons …

Ce n’est d’ailleurs pas toujours si simple de connaître nos vrais besoins.

Nos attentes, attitudes et décisions d’achats sont en effet, largement conditionnées par le / la:

  • La société de consommation (marketing, publicité …) ,
  • Le système de valeur individuelle (éducation, traditions …),
  • Le mode de vie (matérialisme, simplicité volontaire …),
  • L’entourage (désir mimétique).


Finalement et en conclusion, si vous deviez retenir deux choses principales de cet article, c’est que :

  1. La compréhension de vos besoins fondamentaux est la clé de la maîtrise de votre consommation.
  2. La compréhension des mécanismes employés par la société pour vous faire consommer est la clé qui vous libèrera de son emprise.

Cependant et je reprendrai les propos de Pascal Bruckner, extrait de son livre « La tentation de l’innocence » :

« le contre-pouvoir des acheteurs signifie simplement qu’on maîtrise mieux les règles du jeu, non qu’on cesse de jouer. »

Aussi, puisque nous ne pouvons cesser de consommer pour vivre et comme les règles du « Jeu » sont d’avance pipées, je vous propose de changer ensemble les règles au travers de ce site !


Je vous remercie d’avoir lu mon article. Si vous aimez mon travail …

Rejoignez-moi et Partagez-le !

« Seuls, nous pouvons faire si peu ; ensemble, nous pouvons faire beaucoup »

Helen Keller


Et parce que la décroissance est aussi une affaire de couple chez moi, cet article a été coécrit avec mon mari Monsieur Cynique.


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